Du chiffrage à l’indemnisation : comment se déroule une contre-expertise après un sinistre ?
La contre-expertise intervient notamment lorsqu’un assuré souhaite faire réaliser une évaluation indépendante des dommages.
Depuis le 28 mai 2026, l’article L.113-5-1 du Code des assurances prévoit expressément que l’assureur informe l’assuré de son droit de solliciter, à ses frais, une contre-expertise effectuée par l’expert de son choix. Le coût de cette intervention peut toutefois être pris en charge, totalement ou partiellement, lorsqu’une garantie du contrat le prévoit.
Après un incendie, un dégât des eaux, une catastrophe naturelle, une explosion ou tout autre sinistre important, l’évaluation des dommages constitue une étape déterminante pour obtenir une indemnisation conforme aux garanties prévues par votre contrat d’assurance.
Dans les jours qui suivent le sinistre, de nombreux assurés sont confrontés à une situation d’urgence. Sous l’effet du choc, il est fréquent que certains dommages matériels, pertes financières ou conséquences indirectes soient sous-estimés, voire oubliés. C’est précisément dans ce contexte qu’intervient l’expert d’assuré.
La contre-expertise permet de défendre les intérêts de l’assuré tout au long de la procédure d’indemnisation. Elle repose sur une analyse technique, contractuelle et financière destinée à établir un état des pertes complet, argumenté et conforme aux garanties du contrat.
L’accompagnement du Groupe Expertises Galtier s’organise autour de quatre étapes complémentaires.
1. Analyse du contrat d’assurance et mise en œuvre des mesures d’urgence
La première intervention consiste à analyser précisément les contrats d’assurance concernés, qu’il s’agisse d’une assurance multirisque habitation (MRH), multirisque professionnelle ou multirisque industrielle.
Cette étude permet notamment d’identifier :
- les garanties mobilisables ;
- les plafonds d’indemnisation ;
- les franchises applicables ;
- les exclusions éventuelles ;
- les garanties spécifiques pouvant être activées.
En parallèle, l’expert accompagne l’assuré dans la mise en œuvre des mesures conservatoires destinées à limiter l’aggravation du sinistre. Selon la situation, cela peut inclure :
- le bâchage d’une toiture ;
- l’assèchement des locaux ;
- la sécurisation des bâtiments ;
- la protection ou la sauvegarde des équipements ;
- la préservation des données et documents essentiels.
Constituer et documenter le dossier d’indemnisation
Une indemnisation repose sur des éléments permettant d’établir la réalité et le montant des dommages.
L’expert d’assuré peut aider à réunir et analyser notamment :
- les factures et justificatifs d’achat
- les devis de réparation ou de reconstruction
- les photographies et autres éléments permettant de documenter les dommages
- les inventaires de biens
- les documents relatifs au bâtiment
- les éléments techniques nécessaires à l’évaluation
- les justificatifs relatifs aux frais engagés à la suite du sinistre.
L’objectif est de transformer les constatations réalisées sur le terrain en un dossier d’indemnisation argumenté et chiffré.
Ces premières actions sont importantes pour protéger les biens restants et documenter les conséquences du sinistre dès les premières heures.
2. L’état de pertes : une étape essentielle de l’expertise
Le chiffrage constitue le cœur de la mission de l’expert d’assuré.
Son objectif est d’établir un état des pertes complet, c’est-à-dire un inventaire détaillé et chiffré des dommages, techniquement argumenté afin que l’ensemble des préjudices soit pris en compte dans la procédure d’indemnisation.
Cet état peut concerner à la fois :
- le bâtiment
- les aménagements
- les équipements
- le mobilier
- les objets personnels
- les objets d’art ou biens de valeur
- certains frais consécutifs au sinistre, selon les garanties du contrat.
Au-delà des dommages immédiatement visibles, l’expertise peut intégrer :
- les dommages aux structures
- les travaux de décontamination ou de remise en état
- les équipements endommagés
- les marchandises ou stocks détruits
- les frais annexes liés au sinistre.
Pour les entreprises, commerces et industriels, le travail d’évaluation comprend également les conséquences économiques du sinistre, notamment :
- les pertes d’exploitation
- la perte de marge brute
- les charges fixes maintenues
- les salaires
- les frais supplémentaires engagés pour assurer la continuité de l’activité lorsque le contrat le prévoit.
Chaque poste est justifié à partir des éléments techniques, comptables et contractuels disponibles.
3. La contre-expertise contradictoire avec l’assureur
Une fois l’état des pertes établi, l’expert d’assuré représente son client lors des réunions d’expertise organisées avec l’expert mandaté par la compagnie d’assurance.
Cette phase contradictoire consiste à examiner chaque poste de préjudice afin de confronter les évaluations et d’argumenter les montants retenus.
La négociation s’appuie sur :
- les constatations réalisées sur le terrain
- les éléments techniques recueillis
- les justificatifs comptables
- les dispositions du contrat d’assurance.
L’objectif est d’obtenir une évaluation fidèle des dommages réellement subis, dans le respect des garanties contractuelles.
Expert d’assuré et expert d’assurance : quelle différence ?
| Expert d’assurance |
Expert d’assuré |
|---|---|
| Mandaté par la compagnie d’assurance |
Mandaté par l’assuré |
| Analyse le sinistre et évalue les dommages dans le cadre de sa mission |
Analyse et chiffre les dommages pour le compte de l’assuré |
| Vérifie l’application du contrat et les garanties |
Analyse et lève toutes les garanties applicables aux dommages |
| Établit les éléments d’expertise destinés à l’assureur |
Constitue et défend le dossier d’indemnisation de l’assuré |
| Participe aux opérations d’expertise |
Représente l’assuré dans les échanges d’expertise |
4. Suivi de l’indemnisation jusqu’au règlement définitif
L’accompagnement ne s’arrête pas à la négociation.
L’expert d’assuré suit le dossier jusqu’au versement de l’indemnisation finale et veille notamment :
- au versement des acomptes lorsque la situation le justifie
- au suivi des échanges avec l’assureur
- à la conformité des indemnités versées avec les accords obtenus
- au règlement du solde final.
Pour les entreprises, cette étape contribue également à préserver la trésorerie pendant la période de reconstruction ou de reprise d’activité.
Pourquoi faire appel au Groupe Expertises Galtier après un sinistre ?
Depuis plus de 130 ans, le Groupe Expertises Galtier accompagne les particuliers, les professionnels et les entreprises dans la gestion des sinistres et la défense de leurs intérêts lors des procédures d’indemnisation.
Son intervention repose sur plusieurs principes.
Une indépendance au service exclusif de l’assuré
Le Groupe Expertises Galtier exerce sa mission d’expert d’assuré de manière indépendante. Cette indépendance permet d’accompagner exclusivement les intérêts de son client dans le cadre de la procédure de règlement du sinistre.
Une expertise pluridisciplinaire
Les dossiers les plus complexes nécessitent des compétences variées.
Les équipes réunissent des experts en bâtiment, des ingénieurs et des spécialistes capables d’évaluer aussi bien les dommages matériels que leurs conséquences économiques, notamment dans les secteurs industriels et commerciaux.
Une intervention rapide partout en France
Grâce à son implantation nationale, le Groupe Expertises Galtier peut intervenir rapidement afin de constater les dommages, sécuriser le dossier d’indemnisation et accompagner l’assuré dès les premières étapes de la gestion du sinistre.
| Bureau / Zone couverte | Adresse | Contact |
Expertises Galtier Paris |
9 place Marie-Jeanne Bassot, CS 70155 | +33 1 55 21 27 00 |
| (Île-de-France & Normandie) | 92309 LEVALLOIS-PERRET Cedex | |
Expertises Galtier Lille |
10 ter rue Louis Néel | +33 3 28 38 40 00 |
| (Nord / Hauts-de-France) | 59260 LEZENNES | |
Expertises Galtier Lyon |
« Le Norly » – 42 chemin du Moulin Carron | +33 4 72 18 70 00 |
| (Auvergne – Rhône-Alpes) | 69130 ÉCULLY | |
Expertises Galtier Marseille |
132 boulevard Michelet | +33 4 91 15 74 90 |
| (PACA / Provence) | 13008 MARSEILLE | |
Expertises Galtier Nice |
Marina Buro – 1752 route Nationale 7 | +33 4 93 92 66 00 |
| (Côte d’Azur) | 06270 VILLENEUVE-LOUBET | |
Expertises Galtier Toulouse |
Péri-Est B – 4 rue de la Tuilerie | +33 5 34 25 45 45 |
| (Occitanie Ouest) | 31130 BALMA | |
Expertises Galtier Bordeaux |
67 avenue John Fitzgerald Kennedy, Hall A | +33 5 56 13 71 00 |
| (Nouvelle-Aquitaine) | 33700 MÉRIGNAC | |
Expertises Galtier Nantes |
48 boulevard Albert Einstein | +33 2 40 93 53 01 |
| (Pays de la Loire & Bretagne) | 44300 NANTES | |
Expertises Galtier Strasbourg |
15 rue de Copenhague | +33 3 88 34 74 74 |
| (Alsace / Grand Est) | 67300 SCHILTIGHEIM | |
Expertises Galtier Nancy |
31 avenue de la Résistance | +33 3 83 28 45 65 |
| (Lorraine) | 54520 LAXOU | |
Expertises Galtier Clermont-Ferrand |
32 rue Sarliève – Centre d’Affaires du Zénith, Arche B | +33 4 73 93 45 69 |
| (Auvergne) | 63800 COURNON D’AUVERGNE | |
Expertises Galtier Tours |
20 rue de la Tuilerie | +33 2 47 71 23 71 |
| (Centre – Val de Loire) | 37550 SAINT-AVERTIN | |
Expertises Galtier Limoges |
9 cours Vergniaud | +33 5 55 79 00 01 |
| (Limousin) | 87000 LIMOGES | |
Expertises Galtier Béziers |
5 allées Paul Riquet | +33 4 67 28 41 28 |
| (Occitanie Est / Languedoc) | 34500 BÉZIERS |
💡 Le conseil de l’expert
Plus une contre-expertise est engagée tôt après le sinistre, plus il est possible de documenter précisément les dommages et de défendre efficacement les intérêts de l’assuré tout au long de la procédure d’indemnisation.
FAQ : les questions les plus fréquentes sur la contre-expertise
Quand faut-il faire appel à un expert d’assuré ?
Dans la plupart des situations, il est recommandé de solliciter un expert d’assuré dès la survenance du sinistre, idéalement avant la première réunion d’expertise organisée par la compagnie d’assurance.
Une intervention précoce facilite la conservation des preuves, l’identification des dommages et la constitution d’un dossier technique complet.
Est-il possible de contester les conclusions de l’expert mandaté par l’assurance ?
Oui. Lorsqu’un assuré estime que l’évaluation réalisée ne reflète pas l’ensemble des dommages ou conduit à une indemnisation insuffisante, il peut mandater son propre expert afin de réaliser une contre-expertise contradictoire et défendre ses intérêts dans le respect des dispositions applicables.
L’expert d’assuré intervient-il uniquement pour les sinistres importants ?
Son intervention est particulièrement utile lors de sinistres majeurs tels qu’un incendie, une inondation, une explosion ou un sinistre industriel.
Toutefois, il peut également accompagner un assuré lorsque le chiffrage devient complexe, que les enjeux financiers sont significatifs ou que les échanges avec l’assureur nécessitent une expertise technique particulière.
Honoraires : qui paie l’expert d’assuré ?
La question des honoraires est l’une des premières préoccupations des assurés.
Dans de nombreux contrats d’assurance multirisques habitation (MRH), professionnels ou commerciaux, une garantie spécifique intitulée « Honoraires d’expert » ou équivalente peut prévoir la prise en charge, totale ou partielle, des honoraires de l’expert d’assuré choisi par le client.
Les modalités de cette prise en charge dépendent des garanties effectivement souscrites et des dispositions du contrat d’assurance.
Avant toute intervention, les experts du Groupe Expertises Galtier vérifient systématiquement les garanties applicables afin d’informer l’assuré sur les conditions de prise en charge de leurs honoraires.
Cet article a été rédigé en collaboration avec les experts en règlement de sinistre du Groupe Expertises Galtier. Ces experts bénéficient des qualifications suivantes :
-
Expert FUEDI ELAE (European Loss Adjusting Expert)
Son objectif est d’expliquer le rôle de la contre-expertise et les différentes étapes de l’accompagnement proposé aux assurés confrontés à un sinistre.
*Certification EEA – Définition fedea
« La certification EEA (généraliste ou spécialiste) est une démarche volontaire pour les experts qui interviennent dans le traitement des dommages faisant suite à un sinistre. Pour nombre d’assureurs, elle constitue un prérequis pour la gestion de missions relatives à des sinistres à fort enjeu ou à complexité technique puisqu’apparaissant comme un gage de compétences, d’indépendance, de transparence, de confidentialité et d’impartialité. »