Du chiffrage à la négociation : comment se déroule une contre-expertise après un sinistre ?
Après un incendie, un dégât des eaux, une catastrophe naturelle, une explosion ou tout autre sinistre important, l’évaluation des dommages constitue une étape déterminante pour obtenir une indemnisation conforme aux garanties prévues par votre contrat d’assurance.
Dans les jours qui suivent le sinistre, de nombreux assurés sont confrontés à une situation d’urgence. Sous l’effet du choc, il est fréquent que certains dommages matériels, pertes financières ou conséquences indirectes soient sous-estimés, voire oubliés. C’est précisément dans ce contexte qu’intervient l’expert d’assuré.
La contre-expertise permet de défendre les intérêts de l’assuré tout au long de la procédure d’indemnisation. Elle repose sur une analyse technique, contractuelle et financière destinée à établir un état des pertes complet, argumenté et conforme aux garanties du contrat.
L’accompagnement du Groupe Expertises Galtier s’organise autour de quatre étapes complémentaires.
1. Analyse du contrat d’assurance et mise en œuvre des mesures d’urgence
La première intervention consiste à analyser précisément les contrats d’assurance concernés, qu’il s’agisse d’une assurance multirisque habitation (MRH), multirisque professionnelle ou multirisque industrielle.
Cette étude permet notamment d’identifier :
- les garanties mobilisables ;
- les plafonds d’indemnisation ;
- les franchises applicables ;
- les exclusions éventuelles ;
- les garanties spécifiques pouvant être activées.
En parallèle, l’expert accompagne l’assuré dans la mise en œuvre des mesures conservatoires destinées à limiter l’aggravation du sinistre. Selon la situation, cela peut inclure :
- le bâchage d’une toiture ;
- l’assèchement des locaux ;
- la sécurisation des bâtiments ;
- la protection ou la sauvegarde des équipements ;
- la préservation des données et documents essentiels.
Ces premières actions sont importantes pour protéger les biens restants et documenter les conséquences du sinistre dès les premières heures.
2. Chiffrage exhaustif des dommages : l’établissement de l’état des pertes
Le chiffrage constitue le cœur de la mission de l’expert d’assuré.
Son objectif est d’établir un état des pertes complet, documenté et techniquement argumenté afin que l’ensemble des préjudices soit pris en compte dans la procédure d’indemnisation.
Au-delà des dommages immédiatement visibles, l’expertise peut intégrer :
- les dommages aux structures ;
- les travaux de décontamination ou de remise en état ;
- les équipements endommagés ;
- les marchandises ou stocks détruits ;
- les frais annexes liés au sinistre.
Pour les entreprises, commerces et industriels, le travail d’évaluation comprend également les conséquences économiques du sinistre, notamment :
- les pertes d’exploitation ;
- la perte de marge brute ;
- les charges fixes maintenues ;
- les salaires ;
- les frais supplémentaires engagés pour assurer la continuité de l’activité lorsque le contrat le prévoit.
Chaque poste est justifié à partir des éléments techniques, comptables et contractuels disponibles.
3. La contre-expertise contradictoire avec l’assureur
Une fois l’état des pertes établi, l’expert d’assuré représente son client lors des réunions d’expertise organisées avec l’expert mandaté par la compagnie d’assurance.
Cette phase contradictoire consiste à examiner chaque poste de préjudice afin de confronter les évaluations et d’argumenter les montants retenus.
La négociation s’appuie sur :
- les constatations réalisées sur le terrain ;
- les éléments techniques recueillis ;
- les justificatifs comptables ;
- les dispositions du contrat d’assurance.
L’objectif est d’obtenir une évaluation fidèle des dommages réellement subis, dans le respect des garanties contractuelles.
4. Suivi de l’indemnisation jusqu’au règlement définitif
L’accompagnement ne s’arrête pas à la négociation.
L’expert d’assuré suit le dossier jusqu’au versement de l’indemnisation finale et veille notamment :
- au versement des acomptes lorsque la situation le justifie ;
- au suivi des échanges avec l’assureur ;
- à la conformité des indemnités versées avec les accords obtenus ;
- au règlement du solde final.
Pour les entreprises, cette étape contribue également à préserver la trésorerie pendant la période de reconstruction ou de reprise d’activité.
Honoraires : qui paie l’expert d’assuré ?
La question des honoraires est l’une des premières préoccupations des assurés.
Dans de nombreux contrats d’assurance multirisques habitation (MRH), professionnels ou commerciaux, une garantie spécifique intitulée « Honoraires d’expert » ou équivalente peut prévoir la prise en charge, totale ou partielle, des honoraires de l’expert d’assuré choisi par le client.
Les modalités de cette prise en charge dépendent des garanties effectivement souscrites et des dispositions du contrat d’assurance.
Avant toute intervention, les experts du Groupe Expertises Galtier vérifient systématiquement les garanties applicables afin d’informer l’assuré sur les conditions de prise en charge de leurs honoraires.
Pourquoi faire appel au Groupe Expertises Galtier après un sinistre ?
Depuis plus de 130 ans, le Groupe Expertises Galtier accompagne les particuliers, les professionnels et les entreprises dans la gestion des sinistres et la défense de leurs intérêts lors des procédures d’indemnisation.
Son intervention repose sur plusieurs principes.
Une indépendance au service exclusif de l’assuré
Le Groupe Expertises Galtier exerce sa mission d’expert d’assuré de manière indépendante. Cette indépendance permet d’accompagner exclusivement les intérêts de son client dans le cadre de la procédure de règlement du sinistre.
Une expertise pluridisciplinaire
Les dossiers les plus complexes nécessitent des compétences variées.
Les équipes réunissent des experts en bâtiment, des ingénieurs et des spécialistes capables d’évaluer aussi bien les dommages matériels que leurs conséquences économiques, notamment dans les secteurs industriels et commerciaux.
Une intervention rapide partout en France
Grâce à son implantation nationale, le Groupe Expertises Galtier peut intervenir rapidement afin de constater les dommages, sécuriser le dossier d’indemnisation et accompagner l’assuré dès les premières étapes de la gestion du sinistre.
Le conseil de l’expert
Plus une contre-expertise est engagée tôt après le sinistre, plus il est possible de documenter précisément les dommages et de défendre efficacement les intérêts de l’assuré tout au long de la procédure d’indemnisation.
FAQ : les questions les plus fréquentes sur la contre-expertise
Quand faut-il faire appel à un expert d’assuré ?
Dans la plupart des situations, il est recommandé de solliciter un expert d’assuré dès la survenance du sinistre, idéalement avant la première réunion d’expertise organisée par la compagnie d’assurance.
Une intervention précoce facilite la conservation des preuves, l’identification des dommages et la constitution d’un dossier technique complet.
Est-il possible de contester les conclusions de l’expert mandaté par l’assurance ?
Oui. Lorsqu’un assuré estime que l’évaluation réalisée ne reflète pas l’ensemble des dommages ou conduit à une indemnisation insuffisante, il peut mandater son propre expert afin de réaliser une contre-expertise contradictoire et défendre ses intérêts dans le respect des dispositions applicables.
L’expert d’assuré intervient-il uniquement pour les sinistres importants ?
Son intervention est particulièrement utile lors de sinistres majeurs tels qu’un incendie, une inondation, une explosion ou un sinistre industriel.
Toutefois, il peut également accompagner un assuré lorsque le chiffrage devient complexe, que les enjeux financiers sont significatifs ou que les échanges avec l’assureur nécessitent une expertise technique particulière.
Cet article a été rédigé en collaboration avec les experts en règlement de sinistre du Groupe Expertises Galtier. Son objectif est d’expliquer le rôle de la contre-expertise et les différentes étapes de l’accompagnement proposé aux assurés confrontés à un sinistre.